Une commune se doit d’avoir une situation financière équilibrée, ce qui est le cas à Epalinges depuis plusieurs années.

Aujourd’hui se posent également d’autres questions sur l’éthique et la durabilité des financements.

Les votations de novembre 2020 sur les Multinationales responsables et le financement du matériel de guerre ont soulevé la question du côté éthique et durable des investissements. Par ses investissements dans des domaines non durables, l’ensemble de la place financière suisse contribue à 22 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que celles émises par notre pays à l’intérieur de ses frontières.

Selon l’Office Fédéral de l’Environnement (OFEV), si les caisses de pension et les assurances suisses continuent sur leur lancée, elles financeront, à terme, un réchauffement climatique entre 4 et 6 degrés. La finance est donc un levier d’action pour la politique climatique. Pour agir contre le réchauffement climatique, il est primordial de se soucier de la manière dont les banques et les caisses de pension gèrent l’argent qui leur est confié.

Au sein de notre commune, nous devons aussi édicter des règles qui visent à ce que les banques auprès desquelles nous avons des dettes et notre caisse de pension favorisent les investissements éthiques et durables.

Pour être éthiques et durables, ces institutions doivent exclure de leurs investissements les sociétés dans le domaine de l’armement, du tabac, du nucléaire, des énergies fossiles, du charbon et des OGM ainsi que celles qui ne remplissent pas certains critères sociaux.

La rentabilité de la finance durable a progressé et ses performances sont souvent supérieures à celles de la finance classique. A contrario certains investissements autrefois « stables », comme ceux engagés dans les énergies fossiles, se retrouvent aujourd’hui à risque.

Les caisses de pension suisses détiennent plus de 850 milliards de francs. On peut les encourager à s’engager sérieusement dans la transition vers une finance durable si elles ne l’ont pas déjà fait. Il est aussi possible d’inciter les banques à innover en matière de financement durable. Les banques de demain pourraient ressembler à la banque alternative suisse, le seul établissement financier gérant l’argent de sa clientèle de manière totalement transparente et durable. Créée en 1990, elle affiche une santé financière réjouissante.

Dès l’année prochaine, le PSE s’engage à être en phase avec cette vision et transférera son compte à la banque alternative.